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Vitrophanie PMR : signaler les surfaces vitrées de votre ERP

Exemple de vitrophanie pmr

L’essentiel à retenir : Dans un établissement recevant du public (ERP), les parois et portes vitrées doivent être repérables pour éviter les chocs et garantir l’accessibilité. L’arrêté du 20 avril 2017 impose des éléments visuels contrastés, visibles des deux côtés, posés classiquement à 1,10 m et 1,60 m du sol. La vitrophanie PMR est la solution la plus simple pour s’y conformer, avec des bandes ou motifs contrastés qui peuvent aussi porter votre identité.

ERP ou lieu de travail ? Cet article traite des établissements recevant du public (ERP), où le repérage des vitrages relève de l’accessibilité (arrêté du 20 avril 2017). Pour des bureaux et locaux de travail non ouverts au public, l’obligation découle d’un autre texte, l’article R.4214-6 du Code du travail : voir notre article Cloisons vitrées de bureau.

Une porte entièrement vitrée, propre et sans repère, se confond avec une ouverture. Dans un lieu qui reçoit du public, ce risque de choc n’est pas qu’une question de bon sens : il est encadré par la loi.

La vitrophanie PMR répond à cette obligation en rendant les surfaces vitrées visibles de tous, y compris des personnes malvoyantes. Reste à connaître les règles exactes de repérage et à les appliquer sans transformer vos vitrages en simple pancarte.

Ce guide fait le point sur la réglementation applicable, les hauteurs et contrastes à respecter, et la façon de concilier conformité et esthétique.

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Pourquoi signaler les surfaces vitrées d’un ERP

Le repérage des surfaces vitrées est une obligation de sécurité et d’accessibilité. Une grande paroi transparente que l’on peut heurter doit porter un marquage visible, que la vitrophanie sur mesure permet de poser proprement, pour protéger tous les usagers et particulièrement les personnes déficientes visuelles.

Cette exigence s’applique aux établissements recevant du public, des commerces aux bureaux ouverts au public, en passant par les équipements collectifs.

Le risque de choc et l’enjeu d’accessibilité

Une baie ou une porte entièrement vitrée, sans repère, expose au choc frontal. Le problème est accru pour une personne malvoyante, qui ne perçoit pas la limite de la paroi, mais concerne aussi n’importe quel visiteur pressé.

Le repérage vise donc deux objectifs : éviter l’accident et rendre le cheminement lisible pour tous. C’est l’un des points contrôlés au titre de l’accessibilité d’un ERP.

Ce que dit la réglementation

La loi du 11 février 2005 pose le principe d’accessibilité de tous les ERP. L’arrêté du 20 avril 2017 le précise : « les parois vitrées situées sur les cheminements ou en bordure immédiate de ceux-ci sont repérables par des personnes de toutes tailles à l’aide d’éléments visuels contrastés par rapport à l’environnement immédiat et visibles de part et d’autre de la paroi ». Le texte est consultable sur Légifrance.

Autrement dit, tout vitrage sur un cheminement doit être repéré, avec un contraste suffisant et une visibilité des deux côtés. C’est cette exigence qui encadre le choix et la pose de la vitrophanie.

Les vitrages concernés

Tous les vitrages ne sont pas visés, mais ceux situés sur les circulations le sont. Dans la pratique, on traite en priorité :

  • Les portes entièrement vitrées
  • Les parois vitrées toute hauteur sur un cheminement
  • Les sas d’entrée et façades transparentes
  • Les cloisons vitrées séparant deux espaces de passage

Les règles de repérage à respecter

Le repérage suit des règles précises de hauteur, de contraste et de visibilité. Les respecter garantit la conformité et, surtout, l’efficacité réelle du dispositif.

Ces valeurs servent de base à tout projet de vitrophanie PMR, quel que soit le rendu esthétique retenu.

Les hauteurs de repérage

Les éléments de repérage se posent classiquement à 1,10 m et 1,60 m du sol dans un ERP standard, de façon à être perçus par des personnes de toutes tailles, assises comme debout. Pour les crèches et maternelles, les hauteurs sont abaissées, autour de 0,40 m et 0,60 m.

La largeur du repère compte aussi : on retient une bande d’au moins 5 cm de hauteur pour qu’elle reste franchement visible. Le tableau ci-dessous récapitule les repères d’un ERP courant :

CritèreExigence
Hauteur basseEnviron 1,10 m du sol
Hauteur hauteEnviron 1,60 m du sol
Largeur de bandeAu moins 5 cm
ContrasteMarqué, visible sur l’environnement
VisibilitéDes deux côtés de la paroi

Contraste et visibilité des deux côtés

Le repère doit contraster nettement avec ce qui se trouve derrière la paroi, dans les deux sens de circulation. En pratique, on vise un écart de luminance marqué, de l’ordre de 70 %, pour rester lisible quel que soit l’arrière-plan.

La visibilité de part et d’autre est l’exigence centrale. Un film dépoli offre un rendu identique recto verso, ce qui simplifie la conformité, là où un simple film teinté peut être moins affirmé côté opposé.

Le repérage réglementaire n’impose pas une bande blanche triste : toute forme contrastée convient, du motif graphique au logo, tant qu’elle reste visible des deux côtés.

Le cas des portes vitrées

Une porte entièrement vitrée cumule les contraintes : elle doit être repérée comme une paroi, et sa poignée ou son dispositif d’ouverture doit se distinguer. Le repérage y est donc particulièrement important, car c’est là que le risque de choc est le plus fréquent.

On y applique les mêmes hauteurs et le même contraste que sur une paroi fixe. L’objectif est qu’une personne comprenne d’un regard qu’il s’agit d’une porte, et où la manœuvrer.

La vitrophanie, solution de mise en conformité

La vitrophanie est le moyen le plus simple et le plus économique de répondre à l’obligation de repérage. Un film adhésif contrasté, posé aux bonnes hauteurs, met le vitrage en conformité sans travaux ni remplacement.

Son autre atout est la liberté de forme : le repère peut devenir un élément de décor ou d’identité, à condition de rester visible.

Un repérage conforme et durable

Une vitrophanie PMR bien conçue matérialise le repérage exigé : bandes ou motifs contrastés, à 1,10 m et 1,60 m, visibles des deux côtés. Le dépoli est souvent privilégié pour son rendu symétrique et sa tenue dans le temps.

Posé par un professionnel, ce repérage résiste au nettoyage et à l’usage intensif d’un ERP. Vous obtenez une conformité durable, sans reprise à court terme.

Au-delà de la bande : motifs et identité

L’arrêté n’impose aucune forme précise. Vous pouvez donc remplacer la bande unie par une frise, des motifs géométriques, des pictogrammes ou un logo, tant que le contraste et la visibilité sont respectés.

C’est l’occasion de transformer une contrainte en atout visuel : le repérage devient un habillage cohérent avec l’identité du lieu, plutôt qu’un marquage subi.

Intégration à la signalétique du site

Le repérage des vitrages s’inscrit dans une démarche plus large de signalétique de sécurité, aux côtés des issues de secours et de l’accessibilité. Traiter l’ensemble d’un même geste garantit la cohérence visuelle et réglementaire.

Cette logique rejoint les normes d’aménagement et de signalétique qui encadrent les locaux professionnels, où les surfaces vitrées sont nombreuses.

Réussir sa mise en conformité PMR

Une mise en conformité efficace commence par un état des lieux, se poursuit par une pose soignée et vise la durabilité. Sur un ERP, ces étapes conditionnent autant la sécurité que le passage d’un contrôle.

Anticiper évite les reprises et les non-conformités relevées après coup.

Identifier les vitrages concernés

Un repérage des surfaces vitrées sur les cheminements permet de lister ce qui doit être traité : portes, parois, sas. Cet inventaire évite d’en oublier et de laisser un vitrage non conforme.

C’est aussi le moment de décider du rendu : bande sobre, motif ou habillage identitaire, selon le lieu et son image.

Pose, durabilité et accompagnement

La pose aux bonnes hauteurs, contrastée et symétrique, demande de la précision, surtout sur de grandes parois. Chez Graphitis, la conception, l’impression et la pose sont assurées en interne depuis l’atelier de Saint-Herblain, avec une intervention à l’échelle nationale.

Vous gardez un interlocuteur unique, du relevé des vitrages à la pose sur site, pour une mise en conformité maîtrisée de bout en bout.

Bien menée, la vitrophanie PMR met vos surfaces vitrées en conformité tout en soignant l’image de votre établissement : un repérage aux bonnes hauteurs, contrasté et visible des deux côtés, qui peut porter votre identité plutôt qu’une simple bande. Pour auditer vos vitrages et poser un repérage conforme, demandez un point conformité à un chargé d’affaires Graphitis.

FAQ

Quelles surfaces vitrées faut-il signaler dans un ERP ?

Toutes les parois et portes vitrées situées sur un cheminement ou en bordure immédiate doivent être repérées, selon l’arrêté du 20 avril 2017. Cela vise en priorité les portes entièrement vitrées, les parois toute hauteur et les sas d’entrée. L’objectif est d’éviter tout choc, en particulier pour les personnes malvoyantes.

À quelle hauteur poser une vitrophanie PMR ?

Les éléments de repérage se posent classiquement à 1,10 m et 1,60 m du sol dans un ERP standard, afin d’être vus par des personnes de toutes tailles. Pour les crèches et maternelles, les hauteurs sont abaissées, autour de 0,40 m et 0,60 m. On retient une bande d’au moins 5 cm de hauteur pour qu’elle reste bien visible.

Quel contraste pour une vitrophanie conforme ?

Le repère doit contraster nettement avec l’environnement immédiat, dans les deux sens de circulation. En pratique, on vise un écart de luminance marqué, de l’ordre de 70 %, pour rester lisible quel que soit l’arrière-plan. Le contraste prime sur la couleur : l’essentiel est que le repère se détache franchement.

La vitrophanie PMR est-elle obligatoire ?

Oui, le repérage des parois vitrées sur les cheminements est une obligation d’accessibilité issue de la loi de 2005 et précisée par l’arrêté du 20 avril 2017. La vitrophanie n’est pas la seule solution possible, mais c’est la plus simple et la plus économique pour s’y conformer. Un vitrage non repéré expose à un risque de choc et à une non-conformité.

Faut-il une bande blanche ou peut-on personnaliser le repérage ?

Aucune forme n’est imposée : bandes unies, frises, motifs géométriques, pictogrammes ou logo sont acceptés, tant que le contraste et la visibilité des deux côtés sont respectés. Vous pouvez donc transformer le repérage en élément de décor cohérent avec l’identité du lieu. La conformité tient au contraste et aux hauteurs, pas à la couleur du motif.

Combien coûte une vitrophanie PMR de mise en conformité ?

Le prix dépend du nombre de vitrages à traiter, de la longueur de bande ou de la complexité des motifs, du type de film (le dépoli, visible des deux côtés, est le plus adapté) et de la pose. Un repérage par bandes contrastées est économique ; un habillage personnalisé aux couleurs de l’établissement coûte davantage.

Faites appel à notre expertise

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